ÉVÈNEMENT / ART

Film événementiel, Jeremy Kost expose à la Galerie Nuke

Vernissage de l'exposition "In the Dark we Live and Love"

BRIEF FILM ÉVÉNEMENTIEL

Tournage d’un film événementiel à la Galerie Nuke (Paris). Couverture vidéo du vernissage de l’exposition photos de Jeremy Kost « In the Dark we Live and Love ». Réaliser un film avec interviews. Rendre compte de la démarche subversive et warholienne de l’artiste new-yorkais. Saisir l’ambiance chic et choc de cette soirée parisienne.

RÉALISATIONS

Pour réaliser ce projet, notre équipe a pris en charge tout l’aspect créatif, la direction artistique, la réalisation technique (tournage, montage) et la musique à l’image.

CONTEXTE

Jeremy Kost est né à Corpus Christi au Texas. Comme les héros des chansons de Lou Reed, il était prédestiné à monter un jour à New York. Il devient photographe par accident, ou plutôt pour masquer sa timidité dans les clubs et parties à la mode. Ce Rastignac warholien a commencé par immortaliser les people, armé d’un polaroïd.

Jeremy Kost flirte avec les limites de la nudité, quand le nu devient hiératique. Désacraliser le sexuel, en le rendant à sa beauté originelle. Ses photographies reprennent en ce sens les fragments des peintures antiques. La reconstitution qu’en ont fait les modernes provient des vestiges passés d’une civilisation perdue. Une épaule, un bras, des pieds, le regard de Kost est syncopé, le corps est mutilé puis reconstitué dans ses collages.

« Se travestir est une forme d’art politique. Un processus demandant beaucoup de travail utilisant un large spectre de supports. La conversion compliquée d’un corps masculin en un féminin commence par une exécution technique précise, quelle soit celle de « plucking, tucking, and styling », de s’épiler, se dissimuler les organes génitaux, ou de se looker.

Le processus pourrait faire envie à bien des peintres quand il s’agit à coups de pinceaux de rendre un visage parfait. Une fois sorties sur leurs talons aiguilles, le monde entier devient pour elles une scène et la performance artistique commence. Souvent dans les nightclubs, la démarche artistique sous jacente est mise de côté pour pouvoir imiter au mieux la frivolité. Une fois encore, cela demande un œil compréhensif et extérieur pour lui rendre son contexte artistique et sa place au mur d’une galerie d’art. » — Ladyfag